Parmi les points d'image attribués à l'enseigne E.LECLERC, le carburant vient en tête.
Pendant des années, toute la France est attentive à la guerre menée par E.LECLERC contre l'Etat, arbitre des prix, et contre les grandes compagnies pétrolières dont les pratiques tarifaires sont vécues comme un diktat par l'ensemble des automobilistes.
Batailles ponctuelles, au coup par coup, dans les années 70 pour baisser encore de quelques centimes le discount autorisé sur le super.
Puis, en 1979, création de la Société d'Importation Pétrolière E.LECLERC, SlPLEC. Cette société ouvre l'accès aux marchés d'importation, ce qui permet à E.LECLERC d'accroître ses possibilités et de pousser à la concurrence, bien que ces opérations restent bridées par une réglementation extrêmement contraignante datant de 1928.
En janvier 1985, la libération des prix du carburant obtenue par Edouard Leclerc devant la Cour de Justice de Bruxelles est un couronnement. SIPLEC se lance alors dans l'importation industrielle, s'approvisionne auprès des raffineurs indépendants tels que Petronor, Conoco, Amoco, et joue à fond les opportunités du marché spot de Rotterdam.
Tout ceci participe à la forte baisse des prix du carburant observée alors en France.
En 1995, 2,60 M tonnes de carburant ont été commercialiées par les pompes des centres E.LECLERC, soit 8,5% des volumes du marché national distribué par les stations services.
Enfin, «essence rime avec concurrence».
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